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L'Institut Roumain pour les Droits de l'Homme (IRDO) - institution nationale indépendante - est investi des attributions de recherche, formation, information et conseil par sa loi de création. La loi établit également des garanties en vue de son indépendance et équidistance, en concordance avec les critères établis par l'ONU et le Conseil de l'Europe pour ce type d'institutions, dont ils recommandent la création dans tous les États démocratiques.

Dès la création de l'institut, un accord a été conclu entre le Centre de l'ONU pour les droits de l'homme de Genève et la Roumanie, relatif à la mise en oeuvre d'un Programme d'assistance technique pour plusieurs années. A la conclusion de ce Programme, dans l'évaluation finale, celui-ci a été apprécié comme le "premier programme effectivement ample de services consultatifs et d'assistance technique entrepris par le Centre pour les droits de l'homme".

Quoique dans l'esquisse de principe, seul le rôle de destinataire de plusieurs activités d'assistance lui avait été réservé, IRDO a assumé le rôle de partenaire et de co-organisateur, étant considéré dès le début en tant que tel par le Centre de l'ONU de Genève.

Dans le cadre de ce programme, plusieurs cycles de cours se sont déroulés, adaptés aux besoins spécifiques des divers groupes professionnels. Il s'agit des cycles "Les droits de l'homme dans l'administration de la justice", "L'enseignement et l'apprentissage des droits de l'homme", "Les médias et les droits de l'homme", "Les droits de l'homme et le problème des minorités", "La prévention et la résolution des conflits entre les citoyens et l'administration locale", "Les droits de l'enfant" etc.

Les bénéficiaires de ces cours ont été des juges, procureurs, avocats, membres du personnel de la police et des pénitenciers, professeurs d'enseignement primaire, secondaire et supérieur, personnel de l'administration centrale et locale, représentants des médias et des ONG oeuvrant dans le domaine des droits de l'homme etc.

Selon l'appréciation de la Commission de l'ONU pour les droits de l'homme, exprimée dans son rapport d'évaluation, "l'IRDO est devenu un facteur actif central, tant en ce qui concerne l'assistance dans l'organisation des séminaires, qu'en ce qui concerne la production et la diffusion du matériel informatif. En effet - affirment ensuite les experts de l'ONU - l'IRDO a été, à beaucoup d'égards, le partenaire local du Centre, en agissant comme un contact inofficiel entre le Centre et les fonctionnaires et les agences du gouvernement, en fournissant l'appui logistique, en adressant des invitations aux participants, en recrutant des experts locaux, en traduisant et diffusant le matériel des programmes, en assurant les prémices et les facilités techniques nécessaires. Il est clair que, sans son aide, le programme n'aurait pas avancé avec la même efficience".

Le volume des activités de formation de formateurs s'est accru chaque année, l'Institut passant à l'organisation intense de ces cours, d'abord au niveau zonal, puis départemental.

Dans l'activité de l'Institut Roumain pour les Droits de l'Homme, les normes et standards inscrits dans les traités internationaux relatifs aux droits de l'homme, tout comme la jurisprudence des tribunaux internationaux en la matière, représentent un sujet permanent de préoccupation au niveau de toutes ses attributions spécifiques, à savoir la recherche, la formation, l'information et le conseil.

Dans ses rapports publiés on retrouve une image détaillé de l'ensemble de ces activités, la plupart organisés par l'Institut en partenariat avec le Parlement de la Roumanie, le Gouvernement et les ministères à attributions spécifiques, ainsi qu'avec des organisations non-gouvernementales oeuvrant dans le domaine.

Nous allons mentionner brièvement plusieurs de ces activités, notamment les recherches consacrées aux instruments internationaux et aux droits qu'ils entérinent, publiées dans la revue "Drepturile Omului" et/ou présentées dans le cadre de réunions scientifiques, les cours de formation de formateurs organisés à l'intention de diverses catégories professionnelles. Nous mentionnons également le volume "Jurisprudenţa Curţii europene a drepturilor omului" (La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme) - auteur Vincent Berger, ancien chef du greffe du Tribunal de Strasbourg - dont cinq éditions en langue roumaine ont déjà paru, chaque parution roumaine survenant quelques mois seulement après la nouvelle édition française à laquelle elle correspondait; le volume "Din jurisprudenţa Curţii europene a drepturilor omului - Cazuri privind România" (La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme - Affaires concernant la Roumanie); l'ouvrage groupant les réglementations internationales auxquelles la Roumanie est partie, en deux volumes, arrivé à l'heure actuelle à la sixième édition.

Instrument de travail indispensable pour ceux qui sont les premiers appelés, de par leur activité professionnelle, à mettre en oeuvre les normes et standards internationaux dans le domaine des droits de l'homme, terme de référence aussi pour les titulaires de ces droits, le premier volume comprend l'ensemble des réglementations à caractère universel, traduites en roumain, en partant de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et les actes à caractère général, jusqu'aux conventions relatives à des droits spécifiques et à la protection de certaines catégories de personnes.

Du contenu du second volume, consacré aux traités régionaux, il faut mentionner, outre la Convention européenne des droits de l'homme et ses protocoles additionnels, les chapitres relatifs à la prévention de la torture, la santé publique, l'éducation, la culture, la protection de l'environnement, la circulation des personnes, la protection des données, des minorités, la Charte sociale européenne et, tout particulièrtement, les chapitres consacrés à des domaines tels que le droit civil, pénal, public et la bioéthique.

En ce qui concerne l'activité d'éducation dans le domaine des droits de l'homme déroulée par l'IRDO, une preuve de sa reconnaissance internationale est la remise d'une mention de la part de la Commission Nationale pour les Droits de l'Homme auprès du premier ministre de la République Française, en 1998, à l'occasion du 50-e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. L'IRDO a également été élu dans les structures de plusieurs organismes internationaux consacrés à la promotion et protection des droits de l'homme.